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Des pêches pour comprendre la dévalaison des anguilles - 05/10/2015

 Le 1er septembre, l'Association MRM a démarré une nouvelle étude visant à mieux comprendre la migration de dévalaison des anguilles argentées sur les fleuves côtiers méditerranéens.

L'opération est réalisée à l'embouchure du Salaison (tributaire de l'étang de l'Or, près de Montpellier), en collaboration avec un pêcheur professionnel. L'engin de pêche utilisé est une capétchade (engin passif traditionnel) et les relèves auront lieu 3 fois par semaine jusqu'en avril 2016…

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Capétchade - Photo MRM

L’Anguille a encore beaucoup de secrets à dévoiler sur nos côtiers méditerranéens et notamment sur son comportement de dévalaison.
Alors que les suivis effectués sur la façade Atlantique montrent que cette phase ultime de migration a lieu de septembre à mars et qu’elle est très influencée par les forts débits des cours d’eau, on ignore totalement si le régime hydrologique atypique des côtiers méditerranéens (crues cévenoles, étiages sévères…) ne vient pas contrebalancer ces observations.

L’Association MRM s’est donc lancée à la capture des anguilles argentées dévalantes pour vérifier si les tendances de migrations sont identiques aux autres grands bassins hydrographiques.

C’est sur l’étang de l’Or, en face de l’embouchure du Salaison qu’une capétchade a donc été posée le 1er septembre avec pour ambition de capturer les anguilles argentées du cours d’eau qui rejoignent l’étang pour retrouver ensuite la mer Méditerranée.

Cette technique de pêche est expérimentale. Elle devrait permettre de capturer les anguilles y compris en périodes de crues car la capétchade est légèrement en retrait du cours d’eau pour limiter l’exposition au forts courants susceptibles de l’endommager, mais elle reste dans le panache de crue pour capturer des anguilles dévalantes.
Un pêcheur professionnel de l’étang visite le filet trois fois par semaine et les anguilles supposées être argentées (couleur, taille des yeux et des nageoires) sont dénombrées et analysées (mesure des nageoires et des yeux, poids de chaque anguille…) avant d’être relâchées dans l’étang.

L’expérimentation doit durer jusqu’en avril 2016 à moins que les crues cévenoles de ce petit côtier au régime hydrologique typiquement méditerranéen n’en décident autrement. Le risque vaut la peine d’être pris car elles peuvent également livrer des informations très précieuses sur le comportement d’un poisson si mystérieux.